Le bypass gastrique doit être envisagé sur le long terme. La perte de poids est optimale durant les deux premières années : il faut compter une perte de 5 kg par mois durant les six premiers mois puis par la suite une perte de 2 à 4 kg par mois. En moyenne, la perte de poids obtenue est de 70% de l’excès pondéral au bout de 12 à 16 mois (selon la corpulence initiale). Elle est maintenue entre 60 et 80% après 5 ans.

Les pertes de poids étant très importantes, un suivi médical, psychologique et diététique régulier sera réalisé à distance par votre chirurgien traitant. Ce suivi est obligatoire et nécessaire pour s’assurer du bon déroulement de votre nouveau mode de vie.

Comme pour toute chirurgie de l’obésité, il faut complètement réviser son hygiène alimentaire, le suivi régulier pour veiller à une alimentation variée et adaptée est donc nécessaire et obligatoire.

De plus, la dénutrition et les carences vitaminiques sont fréquentes. Un bilan sanguin régulier est donc nécessaire pour évaluer les éventuelles carences (anémie,…etc.), déceler une éventuelle anorexie et vous prescrire en fonction de votre bilan les compléments vitaminés, de calcium, de fer, de folate et de Zinc qui seraient nécessaires et vous conseiller davantage.

Plus le court-circuit intestinal de l’intestin grêle est important et plus les selles seront abondantes avec possibilité de diarrhées selon votre alimentation.

Autre inconvénient : les voies biliaires et le reste de l’estomac ne sont plus accessibles à une investigation endoscopique. Seules les échographies restent possibles.

Aujourd’hui, le bypass gastrique peut être réversible moyennant une nouvelle intervention. Le chirurgien rétablira alors le circuit alimentaire antérieur. Le patient peut décider de restituer la taille normale de son estomac ou de le conserver tel quel, au tiers de sa taille (comme pour un anneau gastrique).

Par rapport à la gastroplastie, il y a très peu de vomissements et de brûlures gastriques et de l’œsophage.

L’intervention étant plus lourde qu’une gastroplastie (anneau modulable), les complications postopératoires immédiates sont plus fréquentes et plus élevées (fistules, phlébite, embolie pulmonaire, hématomes et abcès, hémorragie interne, péritonites). En effet, il y a plusieurs sutures digestives, donc le risque de fistule (lâchage partiel de la suture) est de 2 à 3%, le risque d’anastomose peut survenir dans 3% des cas et peut être guéri dans la plupart des cas par des médicaments anti-ulcéreux, il existe aussi un risque d’occlusion intestinale par bride (adhérence) ou hernie interne laquelle sera révélée par des douleurs et après avoir été confirmée par un scanner, le patient sera opéré…etc.

Le risque de décès est de 2 à 5‰ (2 à 5 pour 1000) contre 1‰ pour l’anneau.